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1. PARTZR HAIK

Costumes Féminins

 

Les costumes de la région de Karin (Erzeroum) se font remarquer par leur originalité et leur beauté, le choix de la couleur et du tissu. Les vêtements quotidiens, ceux des fêtes et des mariages avaient le même modèle mais des ornements différents.

 

Dans toutes les provinces, le costume féminin comportait: des sous-vêtements, une chemise complémentaire, une robe, une coiffe.

 

Les jeunes filles possédaient deux modèles de costumes : le premier porté jusqu'à l'âge de 18 à 20 ans, le second après 20 ans; ce dernier modèle ressemblait au costume de la femme mariée, seule la coiffe était différente.

 

La garde-robe féminine se composait de 4 vêtements de coupe identique. La robe de tous les jours appelée jubbé était en drap poilu (tchoukha); les robes de fête (kherkha, ghadifa, fay, lahor) étaient en velours, en soie et en laine. Le jubbé était orné de deux ou trois rubans de soie plissés. De riches broderies étaient ajoutées aux vêtements de fête. Les robes étaient brodées de larges motifs végétaux et floraux réalisés de deux façons: matelassés ou bien en épais fils d'or.

 

Le tablier était une des pièces importantes faisant partie du costume. Il était confectionné du même matériel que la robe. Dans les différentes villes de la région le style du tablier et la manière de l’orner étaient en général identiques, seules les broderies avaient des motifs différents. La ceinture était tressée de fils de soie jaune et rouge et liserée de soie blanche, noire et verte.  Les broderies employées sur les costumes et particulièrement sur les tabliers et les ceintures étaient différentes. On portait aussi des ceintures en argent et un plastron qui recouvrait le buste et cachait l'échancrure de la robe ; il était en velours ou en soie et entièrement brodé.

 

La coiffe était riche et originale. Les femmes avaient deux tresses et utilisaient deux formes de chapeaux : l'un en forme de dôme avec un nœud au sommet fait de fils de soie à longues franges, l'autre, constitué d'un bandeau de velours rouge sans franges. Des chaînettes de perles pendaient des tempes des nouvelles mariées. Une double rangée de sequins d'or (tchoukd cherid=djagdotz) était cousue au bord du bandeau (le nombre des sequins dépassait parfois les 200!). Les femmes riches posaient sur le bandeau les ornements appelés chavchag et tantana (rose). Elles se couvraient la tête d'un voile de soie fin (tchikila) dont les pans retombaient sur les genoux. Il était orné de dentelle ou brodé. Les fem­mes entre deux âges portaient un yazma (écharpe)  de coton imprimé de motifs végétaux.

Costumes Masculins

 

Dans cette région, il existait deux variantes du costume masculin.

 

Le premier genre comprenait la chemise, le caleçon, le gilet et le charval. Les quatre types de charval différaient par la coupe, la largeur et les motifs ornementaux. Le vêtement de dessous était le jubbé et ressemblait à celui des femmes. Toutefois le jubbé des femmes était bordé de broderies, tandis que celui des hommes avait des parements de soie rouge, bleu et jaune.

Le deuxième genre de costume était le «caucasien» qui fit son apparition après l'émigration de 1915. Il comportait  les sous-vêtements, l’arkhalough (tunique) court, la ceinture, le charval, le tchoukha (vêtement en drap fin), la coiffe et les accessoires. L'arkhalough des jours de fête était taillé dans un tissu de soie noir et brillant dont le buste étroit s'évasait à partir de la taille; les manches étaient larges ainsi que le charval. On enroulait la ceinture sur l'arkhalough. Les hommes âgés employaient une ceinture d'étoffe, les jeunes en avaient une en argent. Le tchoukha était l'une des pièces importantes du costume caucasien. Il était étroit sur le buste et large à partir de la taille, les bords amples des manches droites étaient brodés.

Les hommes portaient une sorte de bonnet pointu en peau de mouton. Les habitants de Karin (Erzeroum) employaient le fez rouge à franges. On utilisait également les papakhs de fourrure de formes et de hauteurs différentes. Une écharpe élaborée rappelant un bonnet pointu, appelé pachlegh, fait d'un tissu épais recouvrant la tête, le cou et les oreilles, était encore utilisé jusqu'aux années trente de notre siècle.