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2. VASPOURAKAN

 

Costumes Féminins

 

Les costumes féminins des provinces autour du lac de Van étaient de deux sortes. Le premier, traditionnel, dont les variantes s'étaient répandues dans les environs de Douroupéran, d'Aghtznik et dans la province de Partzr Haïk. Le second était le perfectionnement du premier qui a fait son apparition à la fin du XIXe siècle dans la ville de Van.

 

L'une des pièces principales du costume était la robe zboun. Elle était de deux sortes : les zbouns de tous les jours et les zbouns des fêtes qui avaient la même coupe et le même tissu. Seule, la couleur des raies sur les étoffes était différente. Les vêtements étaient confectionnés avec le manoussa  de coton ainsi appelé d'après la ville de Manoussa en Asie Mineure où il a été créé. Les femmes de Vaspourakan préféraient le manoussa rouge et ses nuances variées. Habituellement elles portaient deux ou trois robes et aux fêtes jusqu'à cinq qui s'étageaient pour être visibles.

 

La robe de cérémonie était spécialement décorée. Sur le dernier zboun, les femmes portaient un pendentif retenu par douze chaînettes d'argent de longueurs différentes. Sous leurs zbouns elles avaient une chemise qui descendait jusqu'aux chevilles. Le traditionnel costume de cette région comprenait des culottes en coton ou en soie rouge qui devaient être visibles sous les robes. Elles employaient deux sortes de tabliers : l'un destiné aux travaux de ménage, l'autre, le mezar., entièrement brodé, était réservé aux festivités. La couleur dominante de la broderie était le rouge. Le port d'une veste courte sur une autre plus longue était courant. La veste courte (golodig, godjig) était taillée dans un tissu de coton simple, uni ou imprimé de motifs floraux, appelé tchit.

 

Le vêtement d'hiver, le talma ressemblait au jubbé de Karin (Partzer Haïk). La ceinture que les femmes enroulaient autour de leur taille était en laine. Elles employaient aussi des ceintures en argent ornées de boucles d'orfèvrerie d'une rare beauté.

 

Les jeunes filles de Vaspourakan avaient 16 à 50 nattes qu'elles affermissaient sur la tête avec des épingles à cheveux en or. Elles étaient coiffées d'un fez rouge haut de 50 cm, sur lequel on cousait des rangées de sequins d'argent; sur le fez on posait le tasak (calotte) avec des pendeloques en forme d'amande. Les femmes mariées avaient une autre coiffure ; elles n'employaient pas des épingles à cheveux et au bas du fez, elles portaient une coiffe cylindrique recouverte de tchit (tissu en coton imprimé) . Le makhtcha (ornement frontal) était une partie importante de la coiffe. Un makhtcha élaboré signifiait que la femme était riche. Le godig, bandeau circulaire fait en bois, enveloppé d'une étoffe rouge et recouvert d'un voile fin complétait l'ensemble de la coiffe.

 

Les atours de ville des femmes de Vaspourakan comprenaient les vêtements du dessous, la robe, la veste et la coiffe.

Costumes Masculins

 

La pièce importante du costume des hommes de Vaspourakan  était la chemise en coton au col brodé. Des perles bleues étaient cousues sur les poignets des larges manches. Le caleçon et le charval étaient de coupe identique mais d'étoffes différentes. Le caleçon à larges pieds pouvait être utilisé comme un charval en été. Le charval traditionnel était brodé.

 

La veste courte, l’ishlig, que l'on portait au-dessus,  était faite de la même étoffe. Les ceintures étaient colorées ou en laine blanche, et les riches enroulaient autour de leur taille un châle, kirman, en guise de ceinture. Dans le creux de leur ceinture ils plaçaient une blague à tabac, une pipe, un encrier en cuivre et des plumes ainsi qu'un pistolet. Sur l’ishlig, ils endossaient un gilet plus chaud appelé abi dans certaines provinces.

 

Les hommes avaient trois sortes de bonnets : l’arakhtchi, le koloz et le fez. L'arakhtchi était en laine ou en coton, que l'on brodait richement. Le koloz était en feutre entouré d'un pouchi ou d'un yazma (foulard).