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3. AGHTZNIK

 

 

Costumes Féminins

 

Les costumes féminins de certaines provinces de cette région avaient des caractères communs avec ceux de Chadakh et de Moks dans la région de Vaspourakan.

 

Les modèles des vêtements d'hiver et d'été étaient identiques. La chemise et les culottes étaient taillées dans le même tissu rouge. Les culottes qui recouvraient les chevilles devaient absolument être visibles. La longue chemise de coton était appelée momoug à cause des motifs réalisés sur le tissu au moyen de la cire. Pour les femmes âgées cette chemise remplaçait la robe.

 

Sur la chemise, les jeunes femmes passaient le  takkin, , une robe de soie rayée. Le takkin, orné de motifs arrivait jusqu'aux mollets. Le plastron recouvrait l'échancrure de la robe. Le tchadrig de laine bleue était le tablier rectangulaire dont la surface était entièrement brodée de motifs géométriques de fils de laine de couleurs. Elles avaient aussi une ceinture en soie.

 

La coiffe était semblable à celles de Vaspourakan et de Partzr Haïk. Les fillettes de onze à treize ans portaient une sorte de fez appelé koffi. Elles avaient droit au voile de lin seulement après le mariage. Au sommet du koffi on fixait un nœud préparé avec des fils d'or, des sequins d'argent et de lourdes chaînettes qui pesaient parfois deux kilos. Deux pouchis (écharpes), noirs ou rouges entouraient le fez dont les franges étaient ornées de perles de couleurs. Le jour du mariage, on offrait à la mariée un voile de lin blanc qu'on considérait comme sacré. Certaines femmes conservaient pieusement ce voile jusqu'à la fin de leur vie.

Costumes Masculins

 

Dans cette région les sous-vêtements étaient en tchit  blanc. Le charval noir était en laine. Il y avait aussi un autre type de charval, brodé sur les côtés et sur les chevilles. Le gilet et l’abi (veste) complétaient le costume.

 

Les hommes utilisaient une ceinture simple ou tissée en soie. Cette dernière était portée par les hommes fiancés ou mariés. Les hommes âgés suspendaient de leur ceinture un encrier en cuivre et des plumes, une tabatière et une pipe, tandis que  les jeunes suspendaient une dague dans une gaine blanche. On utilisait deux sortes de bonnets : la calotte et le koloz qu'on entourait d'un pouchi (écharpe).