© JAF PARIS site officiel 2015            mentions légales

POUR ETRE INFORMÉ DES ACTUALITÉS DE LA JAF

4. DOUROUPERAN

 

 

Costumes Féminins

 

 

Ici les étoffes sont tissées sur place à cause de l'économie indépendante de Douroupéran.

 

Les vêtements journaliers et ceux des jours de fête avaient la même coupe. La garde-robe se com­posait de la lingerie, de la chemise, du vêtement de dessus, de la veste courte, de la veste épaisse, des manchettes, du plastron, de la robe, de la ceinture et de la coiffe.

 

 

Sur la chemise de dessous, les femmes portaient une autre chemise de lin rouge bordée de l'in­térieur d'un épais tissu de coton bleu, qui leur arrivait jusqu'aux genoux. La robe antari était semblable à celles des autres provinces. En hiver, les femmes revêtaient plusieurs antaris les uns sur les autres pour se tenir au chaud et pour montrer leur collection de robes. Sur l’antari, elles portaient le plastron qui recouvrait le buste et qui était parfois orné d'une broche ou chamchik. Le tablier ou le mezar était assez semblable à celui de Vaspourakan. Les femmes pas­saient des manchettes au moment des travaux de ménage. La robe épaisse des femmes riches s'ap­pelait le talma.

 

La coiffe ordinaire des femmes de Douroupéran consistait en un simple voile. Les jours de fête, elle consistait d'une sorte de chapeau surmonté de la calotte d'argent. On attachait autour de la coiffe un yazma (foulard) rouge ou le tamasi, voile en soie. Les femmes avaient deux nattes. Sur le front une rangée de sequins d'argent ou d'or. Le koffi des femmes âgées n'avait pas le bandeau en bois mais un coussinet. Le voile importé de Paghech (Bitlis) recouvrait la tête.

 

Aux environs de 1830, de nombreuses familles de Douroupéran ont émigré en Arménie Orientale. Elles se sont installées dans les régions d'Abaran et d’Arakadz. Les femmes ont pu longtemps con­server leurs costumes dans ces régions.

Costumes Masculins

 

Le costume de Douroupéran était semblable à ceux des autres provinces. Les sous-vêtements étaient coupés dans une étoffe importée de Paghech (Bitlis),  celui de dessus s'appelait antari. Durant les jours de fête, le salta  (gilet, bolero) était la pièce en vue du costume des jeunes gens. Il était en drap fin ou en velours, brodé de fils d'or. A Douroupéran, on tondait la tète des adolescents; seules quatre touffes de cheveux étaient conservées: une frange sur le front, une touffe sur le crâne et deux touffes sur les oreilles.

 

Aparan :

Les hommes pauvres de cette région portaient un antari (sous vêtement) directement sur la chemise, qui différait de l’arkhalough (tunique) des hommes riches. Le charval était noir ou bleu. Sur l’arkhalough on attachait une ceinture de cuir. Les ceintures en argent étaient devenues à la mode depuis le début du XIXe siècle. Le manteau tchoukha  était de divers types : simple, froncé, à glands. Jusqu'au jour de leur mariage les hommes ne portaient pas le tchoukha.