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5. POKR HAÏK

 

 

Costumes Féminins

 

Dans la Province de Pokr Haïk les costumes étaient homogènes. Seul, celui du village catholique de Perkini était de caractère et de style différents.

 

Les parties en vue de l'ensemble étaient l’antari (robe, sous-vêtement), le salta (gilet) court, le tablier, la ceinture, la coiffe et les vêtements complémentaires. Les sous-vêtements étaient en coton local.

 

L'antari avait des fentes sur les côtés. Au moment des travaux ménagers, les extrémités étaient ramassées sous la ceinture ornée d'une boucle en argent, pour assurer la liberté des mouvements. Les angles des fentes et les bords des manches étaient brodés en fil d'or. Sous l'antari, les femmes portaient la chinta à savoir de larges culottes doublées. Le tablier était brodé de motifs géométriques obliques ; ceux des jeunes mariées avaient des lignes croisées.

 

Le salta avec ses trois variantes était particulier à la province de Sébaste (Svaz) et habituellement il était porté par les nouvelles mariées. A Pokr Haïk deux sortes de ceintures étaient employées : l'une étroite avec une boucle en argent, ornée de perles, de coquillages et de sequins d'argent, l'autre tissée de laine et de coton qu'on pliait en deux pour lui donner la forme triangulaire ; après l'avoir tordue, on l'enroulait autour de la taille.

 

Les femmes de Pokr Haïk, celles de Sébaste (Svaz) en particulier, portaient de petites nattes retenues par des brides aux bouts emperlés qui retombaient sur les épaules derrière les oreilles. Les jeunes étaient coiffées de fez ornés de sequins d'argent. Les femmes âgées employaient le fez plat avec le voile rouge. La coiffe de la mariée de Sébaste (Svaz) était originale. La haute tiare était recouverte d'un voile blanc orné de perles de couleurs et de trois nœuds de plumes ou djigha. Le belta, sorte d'écharpe qui recouv­rait la tête, était de brocart ou de taffetas rouge.

Costumes Masculins

 

Les pièces maîtresses de ces costumes étaient les sous-vêtements, le charval, le gilet – yelag,  et le man­teau. Ces vêtements trahissaient l'influence des modèles anatoliens. Le couvre-chef des hommes de Sébaste (Svaz) consistait en un fez autour duquel était enroulée l'écharpe appelée apukh dont les bouts étaient noués et laissés en liberté. Dans les villages, le bonnet en feutre noir était aussi commun que l’arakhchi brodé de fils de soie.