© JAF PARIS site officiel 2015            mentions légales

POUR ETRE INFORMÉ DES ACTUALITÉS DE LA JAF

 

1945 – 1955 : La décennie des grandes premières

 

« Dans un monde qui sort d’un cauchemar, plus malade et plus infirme que jamais, les Jeunes Arméniens de France se tournent vers l’avenir, parce qu’ils croient en la destinée de leur Patrie. »

Ainsi, reprenant les mots du 1er vice-président de la JAF, Emile Aslanyan, peut-on se faire une idée précise de l’état d’esprit qui règne lors de la naissance de la JAF au cours du Congrès constitutif du 14 juillet 1945.

 

Exprimer et entretenir un lien revendiqué et toujours plus fort avec la « Mère-Patrie » et ce, dans un contexte politique plus que polémique, telle a été la volonté de notre association dès sa création.

 

Rappelons que 1947 fut l’année de l’appel au repeuplement de l’Arménie, appel auquel la JAF fit largement écho au point d’y perdre bon nombre de ses cadres, ce qui fut à l’origine du mot d’ordre de 1948 : « Recrutement à outrance ».

Dès 1954, une délégation de jafistes se rend en Arménie .

 

La JAF a essentiellement consacré la 1ère décennie de son existence à sa structuration notamment à travers l’organisation de nombreux congrès au cours desquels sont réaffirmés les principes fondateurs de l’association.

Ainsi, « L’union pour la paix » est le mot d’ordre du 4e congrès de 1949.

 

Par ailleurs, développer, transmettre et faire connaître la culture arménienne, est depuis toujours une de nos grandes ambitions !

On se souvient de la création en 1947,de la pièce Namouss, pour la première fois en langue française, jouée au théâtre de la Renaissance, par le Cartel 48, troupe théâtrale de la JAF, Parmi les acteurs figuraient Mme Aznavourian, Ruben Mélik, Georges Sarian et Aram Karniguian…

 

La JAF participe également aux festivals mondiaux de la jeunesse démocratique, dont le premier se déroule à Prague en 1947. Y sont envoyés en délégation quatre jafistes dont Ruben Mélik et le président Mouradian.

 

A l’été 54, le premier camp de vacances à Saint Mury annonce une longue tradition de vacances Jafistes.

 

1956 - 1965 : Le début des festivals et des colonies

 

La JAF continue d’organiser ses congrès régulièrement. Ainsi le XIe Congrès se déroule en 1960, année où la JAF est invitée officiellement pour la première fois en Arménie.

Cette période est surtout marquée par la naissance de l’ensemble de  danse ARAXE  de la JAF de Marseille en  1958, qui sera suivie  quelques années  plus tard par la création de l’orchestre SASSOUN.

 

Dès 1957, l’activité culturelle prend un tour nouveau avec l’organisation des festivals qui  font découvrir  de nouveaux talents issus de tous les domaines artistiques, où se  mesurent  des jeunes artistes amateurs d’origine arménienne, danseurs, peintres ou musiciens. 

Aux côtés des personnalités arméniennes, des personnalités françaises du monde des Arts et de la Littérature parrainent ces différents festivals, tel que Louis Aragon, François Mauriac, Jean Cocteau, Jean Ferrat ou Costa Gavras .

 

A partir de 1954 les jafistes commencent à organiser leur colonie de vacances annuel.

 

En avril 1965, la JAF se joint à la première commémoration unitaire de la reconnaissance du génocide à l'occasion du 50ème anniverdaire des massacres de 1915

 

1966 - 1975 : L'Essor

Au fil des années, les ensembles Araxe et Sassoun confirment leurs talents, grâce à leur enthousiasme  et leur rigueur.

En novembre 1972, année de la sortie du 1er disques de Sassoun, le VIème Festival est présidé par Aram Khatchadourian et réunit des figures  emblématiques du monde des Arts, tels que  Robert Hossein, Armand Lanoux, Marina Vlady, Jansem,  et bien d’autres…

 

L’inauguration d’un centre culturel est un évènement hautement symbolique.

Implantée à Issy-les-Moulineaux depuis sa création, c’est seulement en 1971 que l’association pourra devenir propriétaire d’un local, acquisition suivie de près par celle de son centre culturel marseillais en 1973, puis d’un autre à Paris avec l’UCFAF en 1975, grâce à plus de 800 donateurs.

 

La JAF organise, et c’est  la première fois en France, la dizaine culturelle arménienne à Aix-Les-Bains en 1968. Elle fête ses 30 ans à Marseille en 1975 sous un chapiteau géant.

 

On se presse pour s’inscrire aux voyages de la JAF en Arménie…où  chaque année, plus de  30 jeunes découvrent  ou redécouvrent  leur terre d’origine.

Grâce au concours de la JAF et de l’UCFAF, les écoles  arméniennes de France se  doivent de choisir  leurs  élèves  méritant pour participer  aux voyages des  écoliers de la diaspora au mois d’Août  dans des camps  de pionniers en Arménie.

 

Cette période sera aussi marquée par la venue de personnalités arméniennes d’horizon divers, telles que la poétesse Silva Gaboudiguian, les compositeurs Arno Babadjanian,  Edouart Mirzoyan, le gymnaste, champion du monde, Albert Azarian ou  Aram Khatchatourian, dont on fête l’anniversaire.